Archive de l'Auteur Guy Paquet

Comment combiner méthodes (expertise métier), disponibilité et échéancier?

Une des difficultés de la gestion de projets (et par extension des processus et des personnes) est de combiner les méthodes métiers (processus de production) avec les ressources clés qui maîtrisent les méthodes, en fonction du respect d’un échéancier de projet.

À l’échelle d’une équipe réduite (moins de 10 membres), ce problème se résout relativement facilement.  Les membres de l’équipe peuvent échanger sur les meilleures pratiques et s’aider mutuellement dans l’utilisation optimale des processus métiers.  Ces mêmes membres connaissent leur niveau de complémentarité respectif et, lorsque questionnés sur les délais et les efforts, apportent des réponses plus qu’adéquates.  Bien souvent les méthodes de gestion de projet sont mal perçues par ces équipes car elles viennent alourdir un processus de gestion relativement simple en les encadrant de façon trop rigide.  Actuellement, la réponse organisationnelle à cette impression de rigidité est le recours aux méthodologies agiles qui prônent, avec raison, la souplesse.

Par contre, lorsque la taille des équipes devient plus importante, le gestionnaire de projet peut difficilement prévoir les délais de façon précise, en consultant directement chaque expert.  Les techniques de gestion de projet y répondent en utilisant principalement le WBS (Work Breakdown Structure).  Toutefois le découpage d’un projet en sous-composants a ses limites et, tôt ou tard, un « expert » devra évaluer les délais de livraison requis, peu importe la taille de l’élément de travail.

Une autre réponse consiste à limiter la taille des équipes.  Bien que très efficace au niveau des résultats, cette approche l’est beaucoup moins au niveau de l’efficience : chaque équipe devient potentiellement le nouvel élément d’un organigramme hiérarchique de plus en plus complexe à gérer et demandant des efforts importants dans un contexte où les frais de gestion de projet doivent être limités le plus possible.

La solution passe potentiellement par le recours aux réseaux sociaux et à la cartographie des connaissances. La cartographie permet de compiler les informations sur la complémentarité des équipiers et d’identifier les acteurs clés de toutes estimations utilisables.  Les réseaux sociaux facilitent les échanges entre les équipiers et autres confrères (consoeurs) de travail pour valider les estimés.

Des expérimentations récentes tendent à prouver que cette voie se veut efficace et pleine de promesses.  À quand des résultats de recherche concrets ?

L’autre voie est celle des logiciels d’estimation.  Cette voie est expérimentée depuis plusieurs années, mais n’a pas encore donnée les résultats attendus.  Elle présuppose bien souvent que les estimateurs sont les experts métiers.  Depuis quelques temps, on voit apparaître des outils d’estimation comme Expertisa et autres qui favorisent le travail d’estimation en équipe.  Ces deux voies sont à analyser, dans les prochains mois, pour en saisir tout le potentiel.

La meilleure musique pour « gérer » un projet

On le sait, les chargés de projet ont des caractères particuliers : grande tolérance aux risques, à l’aise devant les situations confuses et habiles à naviguer dans le « flou ». Difficile de savoir ce qui leur passe par la tête !

Mais selon vous et votre  expérience, quelle est la meilleure musique pour gérer un projet ? Quel artiste/auteur/compositeur vous semble le plus inspirant ? Que fredonnez-vous dans les étapes de planification ? de risques ? de points en suspens ? de revue de projets ?

Voici les chansons qui reviennent régulièrement dans mon cas :

  • Planification : Metallica\Enio Morricone : The Extasy of Gold
  • Points en suspens : Tom Cochrane : Human Race (Knock me down and I’ll get back up…)
  • Revue de projet : Bizet : Carmen, L’amour est un oiseau rebelle
  • Fin d’un projet : le silence…

Et vous ?