Archive de l'Auteur Guy Paquet

On cherche des leaders!

REQUIS: Des leaders, et non des «yes men(*)»

Voici une traduction libre d’un article retrouvé sur le site http://www.agilistapm.com qui traduit bien ma pensée sur le travail des chargés de projet et des leaders en général et l’importance d’avoir confiance en nos moyens.

Article de l’auteur :

Dans une récente conversation avec des clients de longue date (directeurs et directeurs Sr.), je leur ai demandé ce qu’ils voulaient vraiment et trouvaient nécessaire dans les postes de gestionnaires de projets qu’ils devaient combler. Et j’ai demandé en plus si ces besoins se reflétaient dans les descriptions de tâches remplies par les recruteurs?

J’ai été agréablement surpris …

Plus particulièrement quand ils ont répondu à ma question sur « comment ils devaient réaliser leurs projets? Est-ce qu’ils doivent maîtriser un processus établi ou une méthode qui doit être suivie à la lettre ou préféraient-ils plutôt que le chargé de projet ait de l’expérience  dans la conduite des projets pour s’adapter à toutes les situations? »

Leur réponse a été courte et intéressante:

«Nous attachons peu d’importance à la façon dont ils réalisent leur projet  pourvu que ce soit fait de manière à ce que le client soit satisfait et dans le respect de l’échéancier »

J’ai aimé cette réponse car cela m’indique qu’ils sont vraiment intéressés à donner une valeur ajoutée à leurs clients plutôt que de suivre des processus pour le simple plaisir de suivre un processus.

Les processus seuls ne peuvent faire d’un projet une réussite  - les gens le font.

(Note: Ne confondez pas mon enthousiasme pour leur réponse comme du mépris ou de la hargne envers les processus. Je suis un partisan des méthodes pour aider les chargés de projet à savoir quand et comment utiliser les meilleures pratiques, les processus et les outils pour la réussite du projet et selon leur taille. Toutefois cela ne convient pas à tous les projets. Spécialement quand il s’agit de projets de TI qui ont tendance à être plus complexe.)

Leur commentaire suivant a été encore plus agréable! Ils ont dit:

« Nous avons besoin de chargés de projet qui ont confiance dans ce qu’ils font. Afin que d’autres chargés de projet les imitent et que leurs équipes les suivent sans toujours tout remettre en question ce qu’ils font et comment ils le font»


Eh bien – c’est quelque chose que je n’ai jamais vu dans une description de poste.  Et vous?

J’ai donc sondé un peu plus loin avec eux ce sujet. C’était formidable d’entendre qu’ils ont apprécié les gens qui n’ont pas la prétention d’être parfait ou qui ne commettent jamais d’erreurs. Avoir des gens avec les compétences nécessaires pour prendre des décisions et les défendre, avec de bonnes raisons, voilà ce qu’ils désirent.

Ils ne cherchent pas des «Yes men ou women » ….

Ils sont à la recherche de personnes qui seraient des chefs d’équipes courageux; prêt à défendre leur opinion.

Pas seulement des rapporteurs de statut des projets!

Je suis convaincu que les États-Unis (gp3 : et sûrement ailleurs) ont besoin de plus de chargés de projet de ce type pour se démarquer et apporter de la valeur aux organisations. Montrez au monde que les chargés de projet sont beaucoup plus que des animateurs : ils sont des leaders!

Comme mentor ou coach de nombreuses équipes Agile , j’ai trouvé que de partager des informations de la haute direction sur leurs attentes envers des compétences comme la confiance en soi permet d’encourager les gens à prendre des initiatives au lieu d’attendre des instructions.

L’auteur de MOJO(**): Comment faire pour l’obtenir, comment le garder, et comment le récupérer lorsque vous l’avez perdu! Marshall Goodsmith, suggère comment les gestionnaires peuvent développer la confiance en eux.  C’est une des principales qualités que les leaders doivent posséder. Cliquez ici pour consulter l’article de Marshall sur «la confiance en soi pour les leaders.

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Dans un blog que je ferai paraître bientôt j’explique par une analogie au travail d’un menuisier le rôle des processus en lien avec celui des outils.

Êtes-vous d’accord avec le point de vue exprimé?  Vos commentaires sont les bienvenues!

(*) Yes men : ceux qui disent toujours oui à tout sans émettre leur opinion.

(**) MOJO : Estime de soi

Comment les organisations tardent à avoir des bénéfices….

La fable de la cigale et la fourmi revisitée ou comment ne pas avoir rapidement de bénéfice….

L’été est là.

La cigale se prélasse sous les doux rayons du soleil. La chaleur est au rendez-vous.

La fourmi, elle, a consulté les statistiques et sait que l’hiver fatalement arrivera.

Aussi, elle regarde immédiatement les meilleurs moyens de chauffage pour ne pas être prise au dépourvue et tenir compte de son budget limité.  Elle choisit rapidement le chauffage au propane.  Un  bon choix.  Peut-être pas le meilleur, mais au moins elle sera au chaud.

L’automne arrive.  Notre amie la cigale s’aperçoit que finalement l’été s’est terminé comme à toutes les années.  Imperturbable, elle s’achète un manteau.  C’est économique et ça garde au chaud.

L’hiver est arrivé.  La fourmi est bien confortable dans sa demeure chauffée.  La cigale prend conscience que le manteau ne sera pas suffisant.  Elle en achète un deuxième et bien qu’ayant de la difficulté à se déplacer, elle entreprend une étude sur les systèmes de chauffage.  Ne voulant pas se tromper, elle procède à une cueillette des besoins, à l’analyse des données comparatives, fait venir des fournisseurs de système de chauffage, demande des démonstrations, analyse les coûts, s’interrogent sur le meilleur moyen de rester au chaud.  Est-ce l’énergie solaire? Les thermopompes? La géothermie? Le radiant? Les plinthes électriques? Le chauffage central? Au bois? Au propane?  On forme un comité.  Puis un deuxième devant la complexité de la tâche.  On pense à en former un troisième représentatif de la clientèle visée, puis un quatrième pour contrôler les dépassements prévisibles et garantir l’obtention des bénéfices.

Pendant ce temps,  le temps est de plus en plus froid.  La cigale s’achète un troisième et un quatrième manteau.  Elle est maintenant pratiquement paralysée, mais poursuit son étude.  Est-ce que la solution A demande moins de changement que la B? Est-ce que le confort de C est mieux que A?  Est-ce que l’énergie requise sera encore disponible dans 30 ans?  Autant de questions pertinentes, mais pendant ce temps les manteaux usent, les températures chutent et la cigale bouge de moins en moins.

Elle achète de nouveaux manteaux et la voilà maintenant paralysée, mais elle poursuit son étude.  Le coût total des manteaux dépasse maintenant le coup du chauffage au propane de la fourmi.

Finalement près du but, le printemps arrive.  La fourmi qui a passé un hiver bien au chaud est prête pour de nouveaux travaux.  La cigale engourdie retire un à un ces manteaux.  Elle perd de vue la priorité d’avoir un système de chauffage pour l’hiver prochain.  Maintenant que le temps est chaleureux et que les rayons de soleil la cajolent, pourquoi se soucier du froid?  De toute façon le budget est épuisé.

Et si par hasard l’hiver passé était le dernier.  Peut-être pas pour son organisation, mais pour elle?  Elle songe à la retraite. Au pire, on reprendra à l’hiver prochain.  C’est tellement facile acheter des manteaux….

Voici en caricature le mode de fonctionnement de bien des organisations en ce qui a trait à la mise en place de modes de gestion éprouvés.  On cherche de midi à quatorze heures, on ne fait aucune économie et n’obtient aucun bénéfice.

Ainsi, bien que des solutions simples et efficaces existent en gestion de portefeuille de projets ou en gestion de projets, on préfère se réfugier derrière des prétextes maintenant dépassés sur l’importance des changements ou sur les impacts à court terme.  Pendant ce temps, les projets ne respectent pas leur échéancier, défoncent leur budget et ne répondent pas aux attentes.

On continue d’improviser en gestion.  Comme avec les manteaux, on a les résultats en conséquence. Force est de constater que des gestionnaires ayant le courage d’apporter la modernité dans la gestion de leur organisation sont plutôt rares.