Archive mensuelle de juillet 2010

Introduction à l’Agilité

La méthode à Gilles (agile) ?

Depuis quand les méthodes agiles auraient-elles fait leur apparition ? Seraient-elles antérieures au Manifeste Agile ? Les démarches (RAD, SCRUM, XP) ont-elles quelque chose de commun ? http://www.agilemanifesto.org/

Ces pratiques peuvent s’appliquer à divers types de projets, mais semblent se limiter, présentement, au secteur du développement informatique. Ces approches se veulent itératives, incrémentales et adaptatives. Si on regarde de près le domaine du développement informatique, on comprend mieux pourquoi ces méthodes ont eu du succès plus rapidement que dans les autres secteurs. L’origine des méthodes agiles est liée à l’instabilité de l’environnement technologique et au fait que le client est souvent dans l’incapacité de définir ses besoins de manière exhaustive dès le début du projet.

Le but de l’Agilité est d’augmenter le niveau de satisfaction des clients tout en rendant le travail de développement plus facile. Le terme « agile » fait ainsi référence à la capacité d’adaptation aux changements de contexte et aux modifications de spécifications intervenant pendant le processus de développement. Les méthodes agiles prônent 4 grandes valeurs et 12 principes (http://www.agilemanifesto.org/).

Les avantages sont de disposer plus rapidement de quelque chose qui marche sans attendre le big bang d’une livraison d’ensemble avec une méthode classique. On peut aussi mieux maîtriser le budget en décidant par exemple d’arrêter les développements sur un niveau fonctionnel réduit, mais opérationnel.  

À mon avis, cette nouvelle approche pour gérer les projets informatiques se fera de plus en plus populaire. Contrairement à maintenant, où la technologie dicte les règles aux utilisateurs, ces méthodes redonneront le contrôle aux utilisateurs qui sont les clients et les payeurs.

Fiction ou réalité?

 

La formation en ligne, ludique ou sérieux ?

Si l’on faisait un voxpop là-dessus, je pense que l’on approcherait d’un résultat 50-50, et les répondants auraient raison ! En effet, depuis peu, la formation en ligne affiche un nouveau visage au nom de « serious game » ou « jeu sérieux ». Qu’est-ce que c’est ? si l’on se réfère à la fiche publiée sur Wikipedia à ce sujet, « La vocation d’un Serious Game est donc de rendre attrayante la dimension sérieuse par une forme, une interaction, des règles et éventuellement des objectifs ludiques ».

En d’autres termes, il ne s’agit plus ici simplement de créer des interfaces multimedia pour diffuser des objets de connaissances, mais de réutiliser l’ensemble des caractéristiques d’un jeu vidéo pour l’appliquer à une situation que l’on rencontre dans notre vie personnelle ou professionnelle (donc, quelque chose de sérieux). Les apprenants deviennent alors des joueurs et doivent réaliser des actions ou réagir à des évènements générés par le jeu pour atteindre les objectifs et donc gagner. De manière implicite, le joueur reçoit de nouvelles informations et connaissances et peut ensuite développer ses compétences pour mieux appréhender ces mêmes situations dans la vie réelle.

La raison pour laquelle je vous parle de cela aujourd’hui est très simple, je viens d’apprendre qu’un serious game sera prochainement lancé par un éditeur de solution de formation à distance et l’objectif est très clair : il s’agira d’améliorer ses capacités à interagir face à des interactions humaines au travail. À la différence de ce que l’on retrouve généralement en e-learning, on ne vise pas ici le savoir ou le savoir-faire, mais bien le savoir-être ! Avouons que le défi est de taille !

Peut-être aurais-je un jour l’occasion de tester cette solution mais quoi qu’il en soit, mes premières attentes visent la capacité à simuler au sein du jeu des comportements humains crédibles et complexes, de même que des situations professionnelles connues et difficiles, sans quoi je pense que le gain en compétences ne sera que limité pour les apprenants.

À vos manettes, prêts, interagissez ! Et si vous avez déjà eu l’occasion de tester un serious game de ce genre, n’hésitez pas à partager votre expérience avec nous.

Avec ou sans recette : pourquoi le « pourquoi » peut mieux nous enseigner que le « comment » !

Quelle différence pouvez-vous faire entre un cuisinier et un chef cuisinier ?

 Cuisinier vous-même, vous avez certainement suivi pas à pas les instructions données dans une recette, sans obtenir le résultat souhaité, à votre grande surprise (et parfois même à celle de vos invités !).

 Des changements, mêmes minimes, dans la température, l’humidité ou la quantité des ingrédients peuvent avoir des effets désastreux sur le résultat. Mais comment auriez-vous pu le savoir puisque vous avez suivi la recette ?

 L’alchimie des ingrédients, et par conséquent la compréhension du « pourquoi » derrière chaque élément d’une recette, est une science, inconnue du simple cuisinier. Et les recettes toutes faites ne suffisent pas, lorsqu’un changement survient.

 C’est souvent après bien des essais/erreurs que le simple cuisinier apprend de son expérience, alors qu’un chef cuisinier n’a pas besoin d’expérimenter pour évaluer, ajuster et corriger, voire complètement transformer un met : sa maîtrise réside en sa capacité à comprendre le pourquoi du comment, tout simplement.

 Conclusion : pour un chef cuisinier, c’est presque un comble que de suivre une recette !

 L’anecdote du cuisinier, sans peur et sans recette, est tout aussi applicable au manager, et encore plus au consultant en gestion. Une méthodologie ou un processus basé sur des pratiques éprouvées ne saurait être interprété comme une recette à suivre pas à pas. Sans aller jusqu’à dire que l’on n’ait pas besoin de recette comme point de départ, c’est dans sa combinaison avec la compréhension du « pourquoi » que réside la clé gagnante.

 Largement inspiré de http://www.change-management.com/tutorial-7-principles-mod1.htm

Une de nos dernières réalisations

Depuis le 8 juin 2010, la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances (CARRA) dispose d’un espace web supplémentaire : le Cahier des normes. Il s’agit d’un vaste espace d’information structurée et organisée, documentant sous forme de pages web l’ensemble des règles et normes régissant les régimes de retraite qu’elle administre.

gp3 Groupe conseil est intervenu à titre d’expert SharePoint afin de réaliser, principalement, l’ensemble de l’architecture fonctionnelle de la solution en fonction des besoins d’affaires qui avaient été exprimés. De la gestion de la taxonomie des informations publiées en passant par les processus de révision, d’approbation et de publication des contenus, gp3 Groupe conseil a également défini les mécanismes facilitant la mise à jour des 4000 pages et plus, diffusées au sein de ce cahier. En parallèle, gp3 a veillé à assurer un transfert de connaissances important au sein de la CARRA afin d’assurer l’évolution en interne de la solution. Aussi, gp3 a accompagné l’ensemble des travaux d’analyse et de réalisation pour faciliter les travaux et la coordination entre l’équipe de réalisation et le client.

L’un des principaux défis a été de favoriser au maximum la réutilisation de composants natifs de la plateforme Office SharePoint Server, leur paramétrage, et d’identifier quels composants devaient être développés afin de combler les manques face aux besoins opérationnels exprimés pour assurer la gestion du Cahier et de son contenu. De même, la convivialité des outils de rédaction du contenu ainsi que du moteur de recherche ont représenté deux aspects majeurs de la solution.

Pour découvrir le Cahier des normes, vous pouvez vous rendre via votre fureteur à l’adresse suivante : http://cdn.carra.gouv.qc.ca/Pages/Accueil.aspx

Page d'accueil du Cahier des normes de la CARRA