Archive mensuelle de mai 2010

Les sept (7) phases de préoccupations des destinataires d’un changement organisationnel

On demande souvent aux professionnels en gestion du changement de préparer et de coordonner des plans de formations pour les employés touchés par un changement organisationnel. Ça fait partie du travail, bien entendu, mais c’est une activité qui se place loin dans le processus de changement, et qui devrait être précédée par plusieurs autres, qui sont, malheureusement encore, souvent négligées.

Le diagnostic organisationnel, suivi d’une gestion de la résistance au changement font partie de ces activité, et devraient commencer le plus tôt possible à partir du moment où un changement organisationnel commence à être pensé. À ce sujet, je lisais dernièrement le très bon article de Céline Bareil, Démystifier la résistance au changement : questions, constats et implications sur l’expérience du changement, et je suis tombée sur ce tableau, simple et synthétique, très utile pour amorcer une intervention en gestion du changement…

Et, au fait, on remarquera que, selon la chronologie proposée par le tableau, les activités de formation ne sont requises qu’à compter de la 5e phase de préoccupations des destinataires du changement…

La gestion du changement : Comment ?

Un changement est en soi une solution pensée, réfléchie et déterminée pour répondre à un problème particulier ou à un besoin anticipé. Il s’inscrit donc dans un contexte particulier qui en donne tout son sens et justifie les modalités de sa mise en application.

1ère étape – DIAGNOSTIC du contexte de changement : Effectuer une analyse précise de la situation de changement, en déterminer la nature et la portée et analyser les impacts aussi bien négatifs que positifs pour en déduire les besoins et enjeux sont donc les préalables indispensables à la formalisation d’une stratégie de gestion du changement. Le but n’est autre que de se doter d’une vision globale de la situation de changement pour prendre en charge toutes ses implications, qu’elles soient sur le plan financier, technologique, organisationnel, humain, culturel ou politique.

2ème étape – VISION & CONSENSUS autour de la solution de changement : Si la première étape consiste essentiellement à se doter d’une vision multidimensionnelle du changement organisationnel, par nature multiforme, la deuxième se veut non seulement construire l’initiative de changement et élaborer la stratégie de changement adéquate, mais aussi et surtout, trouver le moyen d’impliquer les parties prenantes et destinataires dans le processus d’identification de la solution de changement, de sorte à ce qu’ils la partagent et y adhèrent. Ce sont-là autant de facteurs de succès que d’actions à poser pour amorcer la dynamique du changement à tous les niveaux de gestion concernés.

3ème étape – Développement de la CAPACITÉ de changer : Quand le vent du changement s’apprête à souffler, autant s’y préparer. La gestion du changement a pour finalité de développer la capacité à changer de l’organisation, des groupes et des individus, selon leur degré de maturité de départ. Toujours garder en tête d’où l’on part et vers où l’on s’en va, pour ensuite déterminer comment l’on peut y arriver !

Doter les principaux intéressés des moyens de réaliser le changement ciblé, mettre en place des conditions facilitatrices qui appuient le changement et minimisent les impacts négatifs sur les opérations courantes laissent entrevoir les principaux défis à surmonter pour amener les différents rouages de l’organisation à s’imbriquer et à avancer conjointement, selon le rythme approprié, et tout en veillant à la continuité des opérations.

4ème étape – ANNONCE du changement : Des fondements de départ, répertoriés dans le diagnostic organisationnel, à la formalisation d’une stratégie de gestion du changement, le pas doit ensuite être franchi tôt ou tard pour mettre en application la solution de changement retenue.

Aussi étrange que cela puisse paraître, l’introduction d’un changement dans une organisation est un art qui suppose d’agir autant avec douceur qu’avec violence, mais toujours avec jugement et discernement. Le but est en effet d’annoncer le vent du changement et d’en introduire les premiers éléments percutants, tout en étant prêts à éviter les écueils et à gérer les imprévus.

 5ème étape – MISE EN ŒUVRE du changement : L’annonce ouvre le bal, il ne reste plus qu’à accompagner les participants dans la valse du changement. Les gestionnaires de niveau intermédiaire, confrontés à la réalité opérationnelle, sont à ce niveau-là aussi bien agents du changement que destinataires et doivent bien souvent valser dans les tumultes générés par l’annonce du changement. C’est pourquoi ils sont préparés, voire formés, en priorité pour assurer la diffusion du changement au sein de l’organisation et mieux préparer leurs ressources.

Pour ce qui est de la mise en œuvre, le plan aligné sur la stratégie a permis d’identifier les principales activités de gestion du changement : on parle de communication et de formation bien évidemment, mais aussi de support et d’intégration. Tous les efforts investis dans l’identification des  principaux leviers, forces propulsives ou accélérateurs du changement, peu importe le terme, doivent désormais être traduits en actions concrètes, réalistes et réalisables et surtout être réalisés. Il n’y a pas de changement dans l’inaction, et dans la pensée magique encore moins ! D’autant plus qu’il ne s’agit pas d’une science exacte : on ne peut prédire aisément ce qui peut arriver et il faut toujours être prêt à s’ajuster au contexte mouvant du changement et aux réactions organisationnelles, collectives et individuelles.

6ème étape – RENFORCEMENT du changement dans la continuité : Pourquoi changer si ce n’est pour changer dans la continuité ? La gestion du changement s’inscrit généralement dans le long terme, les bénéfices d’un changement étant rarement visibles dans l’immédiat. En effet, lorsqu’on touche à des éléments tels l’organisation du travail, les comportements et la culture, on ne peut s’attendre à ce que le changement puisse s’effectuer du jour au lendemain. Au contraire, il faut être capable de gérer le changement et son intensité dans le temps, tout en œuvrant à son intégration dans les rouages de l’organisation : les résultats du changement doit progressivement devenir le quotidien et trouver un relai dans le fonctionnement même de l’organisation.

Au final, vous comprendrez qu’aucune recette magique n’existe en la matière, seulement des axes d’analyse et d’intervention fondamentaux, et ce, tout au long du cycle de changement, allant de son introduction à sa mise en place durable, en passant par le suivi de sa progression et des bénéfices obtenus à plus ou moins long terme.

Developing for SharePoint and Project Server remotely? Yes please!

If you are like me, you don’t particularly enjoy having to work inside of a virtual machine in order to develop for SharePoint and EPM. Well, as it turns out you can do away with all of that!

Microsoft recommends developing inside a virtual machine because it simplifies many things and that is a decent solution for many people but in my case it was quite annoying for the following reasons:

  • My workstation is a laptop and as such, not quite as powerful as I would like my development environment to be.
  • Having to run a virtual machine with Windows Server 2003, MOSS, PS2k7, SQL Server and Visual Studio 2008 on top of the host OS is quite a huge overhead!
  • I constantly have to switch between my guest and host OS.
  • For the previous reasons and unless I had ungodly amounts of memory, disk swapping occurs and everything slows to a crawl.

So if you don’t mind having to execute a couple of tricks to unshackle yourself from this unpleasant situation, more power to you!

Here are the basic steps involved:

  1. Use this neat trick to copy SharePoint’s DLLs from the MOSS server’s GAC into your workstation’s GAC.
  2. When you need to deploy things to the server, use Sysinternals’ excellent psexec tool.
  3. (Optional) Copy the SharePoint XML Schemas from the MOSS server on your computer and get Intellisense working when you edit SharePoint XML files.

I have a “RemoteDeployment.bat” file with the following:
(You will want to adjust the bolded text to your own environment)

@SET SERVERNAME=VDEV-MOSS
@SET REMOTEPATH=C:\SolutionDeploy
@SET REMOTEPATHUNC=C$\SolutionDeploy
@SET PSEXEC=C:\Windows\psexec.exe \\%SERVERNAME% -s -w %REMOTEPATH%
@SET STSADM="C:\Program Files\Common Files\Microsoft Shared\web server extensions\12\bin\stsadm.exe"
@SET WSPFILE=MySolution.wsp

@REM Copy the solution files to the remote computer
xcopy %WSPFILE% \\%SERVNAME%\%REMOTEPATHUNC% /Y

@REM Run the relevant STSADM commands on the remote computer
%PSEXEC% %STSADM% -o upgradesolution -name %WSPFILE% -filename %WSPFILE% -immediate –allowgacdeployment
%PSEXEC% %STSADM% -o execadmsvcjobs


Note: this assumes you have admin rights to the target server; You could do “net use \\SERVERNAME\admin$” prior to running the above batch file.

Now you can develop for SharePoint in the comfort of your own workstation!

In my case, I have a virtual machine with Windows Server 2003 and MOSS, and another with Project Server running inside a VMWare ESX powerhouse and my workstation is running Visual Studio 2008 on top of Windows 7. I can debug remotely when I need to, everything now runs lightning fast and I couldn’t be happier!

Note: I did not elaborate much on the Project Server part of this as it involves basically the same steps. You need to copy Project Server’s GAC’d DLLs into your own workstation and reference them from your projects.

Finally

I hope this article was useful to you and I would gladly elaborate on some steps if needed.

Disclaimer: As usual for these sorts of things, your mileage may vary.

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Daniel Laberge

Consultant, developer.